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Divers

Côté séries et « OsKar » n’était pas à « Infrarouge »!

Côté séries

Avis de nouveauté aux « sériophiles ».

Real Humans (100% humain)

Sur ARTE, une nouvelle série nordique, cette fois suédoise, ainsi présentée sur le site:

Tous les jeudis du 4 avril au 2 mai à 20h50

Mimi / Anita (Lisette Pagler)

 

Dans un monde proche du nôtre, les hubots (human robots) ressemblent à s’y méprendre aux êtres humains qu’ils remplacent dans les tâches domestiques.

Une cohabitation qui engendre des relations complexes et des émotions contrastées, entre amour et haine, alors que certains humanoïdes rêvent d’émancipation

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The killing(US) – Saison 2 – RTS 2 dès 23h40 le 4 avril 2013

Il existe une seconde version de « The Killing », respectueuse de l’originale danoise, qui se déroule à Seattle.   Rappelons que la série traite trois sujets, la recherche d’un meurtrier, la destruction d’une famille qui accomplit son deuil, la politique peut-être mêlée au crime au moment d’une élection.

Une fois de plus, un grand bravo pour cette courageuse programmation d’une  série haut de gamme, alors que NCIS mérite le premier rideau surRTS1 et que  l’américaine « Hung » passe à la même heure. Normal: « The Killing(US) est une série américaine haut de gamme d’origine européenne donc dangereusement « intellectuelle »! L’eau monte pourtant à la bouche de sériophiles noctambules.

Michelle Forbes interprète Sarah Linden dans la version US

Michelle Forbes interprète Sarah Linden dans la version US
Sofia Grabel, la Sarah Linden de la version danoise, tient un petit rôle dans la deuxième saison de la verson US

Sofia Grabel, la Sarah Linden de la version danoise, tient un petit rôle dans la deuxième saison de la version US

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«  Os K ar  n’était pas à « Infrarouge » !

Pas de complément « verbal », seulement quatre illustrations, quatre « commentaires » signés Mix&Remix. Les participants à chaque débat ne se rendent probablement pas compte du sens de ces interventions. Le comprendrait-il que cela pourrait bien donner lieu à quelques empoignades désordonnées. Savourons l’impertinence provocatrice !

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Si vous dites « Oskar », écrit avec un « k », vous êtes valaisan.  Vous employez « Freysinger » ou même « Monsieur » ?  Vous êtes d’ailleurs. Mais vous savez que les dernières élections valaisannes, deuxième tour compris, ont mis en lumière quatre faits : le brillant résultat d’Oskar, qui n’est pas forcément celui de l’UDC, le progrès d’un tour à l’autre de Mme Waeber-Kalbermatten, socialiste, haut valaisanne et femme , fort spectaculaire,  le PLR qui disparaît de l’exécutif, la majorité relative  du PDC  au Grand Conseil qui conserve pourtant l’absolue au Conseil d’ETAT.

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« L’Hebdo », (21.03.2103), a décerné des compliments à l’émission de mots ( dite « talk-show ») la plus réussie, en multiples catégories, participatif, libre, littéraire, expert, convivial : que des victoires françaises ! On y prend tout de même le pouls suisse romand, celui qui bat assez bien avec le « Pardonnez-moi » de Darius Rochebin, l’autre qui bat de l’aile, à « Infrarouge ».

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Esther Mamarbachi met  en cause l’étroitesse du bassin de population pour renouveler le panel des invités. Elle devrait pourtant s’interroger sur les choix de ses sujets. Des quatre axes de l’élection valaisanne, elle ne retient que celui qui concerne « Oskar », lequel d’ailleurs n’aurait pas voulu ou pu honorer l’émission de sa présence ! Un dessin de Mix&Remix  résume bien la situation !

 

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C’est quoi, un bon conseiller d’Etat, demandait Esther M, sensibilités PDC et PLR absentes du débat ? Pour contribuer à la réponse, deux présences neuchâteloises. Frédéric Hainard reste tout de même assez discret. Et le candidat Yvan Perrin, regard étrange, se porte bien, foi de son médecin !

PS : « Avant et après » !

Le caillou du candidat Varone a fait grands bruits avant l’élection. Mais le candidat savait-il que le caillou tenait peut-être du châpiteau turc. Un historique emblème de la grande Allemagne sis dans le bureau de l’élu Freysinger fait petit bruit après l’élection. Mais l’élu savait-il que le drapeau est vénéré par les néonazis ? Mieux valait que cela se sache après qu’avant !

L’importance de « The Gatekeepers »

Une organisation israélienne

Le « Shin Beth » (ou Shabak) est une organisation de l’Etat d’Israël dont la mission principale, depuis des décennies, est la lutte contre le terrorisme, celui des Palestiniens, des islamistes, mais aussi des Israéliens extrémistes, de droite y compris. L’un de ses dirigeants, Ami Ayalon, se réfère à Clausewitz pour qui la victoire est la capacité de créer une réalité politique meilleure, ,mais reconnaît presque douloureusement que nous gagnons chaque bataille, mais nous perdons la guerre.

 

Ami Ayalon

Ami Ayalon

Une bataille perdue

Le « Shin beth » a reçu des gouvernements successifs mission de protéger Israël contre le terrorisme des Palestiniens, mais aussi celle de surveiller les extrémistes israéliens, associés souvent à la droite religieuse. Il a perdu au moins une bataille. Isaac Rabin, en 1995, auquel le responsable de l’organisation avait conseillé de porter un gilet pare-balles ce que le président du gouvernement refusa de faire, a été assassiné par un fanatique religieux. L’organisation n’avait jamais inscrit son nom dans les listes pourtant bien remplies des activistes à surveiller.

Le succès du document

L'affiche du film

L’affiche du film

« The gateekkpers » est un film israélien de Moreh Dror qui s’est retrouvé parmi cinq autres documents du monde entier dans la cour à l’oscar, sans l’avoir gagné. La RTS ( dimanche 3 mars avec reprise lundi 4 sur RTS 2 ) et ARTE ( mardi 5 ) l’ont proposé à leurs publics. Le passage sur ARTE a donné, en France, une part de marché de près de 4 %, frôlant le million de spectateurs.

Gros efforts de promotion

Un gros effort avait été fourni par ARTE pour sa présentation du mardi, avec force articles de presse. La RTS en a fait son « Histoire vivante » qui propose cinq heures de radio du lundi au vendredi de 20h00 à 21h00 sur « La première » alors que la RTS en fait l’attraction du dimanche soir. Un lien est aussi annoncé avec « La Liberté », associée à l’opération dans son édition du 1er mars, avec une page entière empruntée à Annette Lévy-Willard parue dans « Libération ».

 La force du « Verbe »

 

Dror Moreh

Dror Moreh

« The gatekeepers » de Dror Moreh est un remarquable document de nonante minutes d’une grande simplicité. Les entretiens avec des anciens dirigeants du « Shin Beth » sont conduits devant un décor qui ressemble à un centre de commandement avec multiples cartes ou écrans. Entre les plans « parlés  » en hébreu, mais traduits, sans masquer les voix de chacun, s’intercalent des documents filmés et des photographies qui évoquent des événements, dont quelques-uns désormais inscrits dans l’histoire. Le point fort, c’est le « Verbe ».

Les patrons en plein doute

Les anciens chefs du « Shin Beth » ont tous ou presque admis qu’il ne peut être question de morale dans la lutte antiterroriste, au point que le travail de l’organisation a ramené les attentats de quelques centaines à petites dizaines par année. L’efficacité du « Shin beth » était réelle, mais en quelque sorte amère.

La « mission » des antiterroristes,  vaincre le terrorisme n’est donc pas créer de meilleures conditions politiques pour éviter la poursuite de la guerre. Il y a dans l’action dirigée par les témoins mis en confiance par Moreh une totale absence d’esprit de vengeance, mais aussi une totale impossibilité de s’en tenir à des règles de morale.

Les "patrons" successifs du

Les « patrons » successifs du Shin Beth

L’absence d’une vision politique

Faute d’une réponse politique, et clairement une vraie négociation politique entre Israël et les Palestiniens pour la création d’un état palestinien, la mission au final est un échec. Cet échec pour les anciens chefs du « Shin beth » est celui des politiciens qui n’ont pas su ouvrir de vraies négociations conduisant à la coexistence de deux états. Ils portent la responsabilité de la situation actuelle qui continue d’être dans une impasse

L’un des anciens patrons finit dès lors par expliquer que, une fois quittée l’organisation, il a couru le risque de devenir gauchiste tant est grande cette absence de vision politique, qui devrait forcément conduire à négocier les conditions de la coexistence de ceux états. Et c’est pour lui chose douloureuse que de le dire.

Les patrons du « Shin Beth »  ont ainsi fait preuve d’un réel courage politique en exprimant leurs réserves fondamentales sur la mission qui fut la leur. Ils ont ainsi fait la démonstration de l’existence d’une totale liberté d’expression sur les limites d’une politique dans le pays qui est le leur et cela, semble-t-il, sans encourir de poursuites.

Le récent renouvellement des autorités législatives israéliennes fut décevant par Benjamin Natanayou. Un fort courant, 20 % des sièges, a suivi Yaïr Lapil, un ancien animateur de la radio devenu ministre des Finances, dans un gouvernement de coalition. Selon certains observateurs, la projection de « The gatekeepers » aurait contribué à succès d’un partisan de nouvelles négociations avec les Palestiniens.

Yaïr Lapid

Yaïr Lapid

 

L’attaque aveugle, par des drones.

L’un des participants évoque l’incroyable situation dans laquelle il s’est trouvé au moment où il fallait donner l’ordre de tirer sur une cible humaine repérée sans savoir si des innocents n’étaient pas aussi dans le champ. L’exécution réussie à l’aveugle n’allait pas sans profonde interrogation par la suite. Sur ce récit, l’image montre un véhicule suivi sur un écran qui se déplace et l’effet du tir.

En fait, la bataille qui alors se déroule est assez nouvelle. Elle est purement technique. C’est ainsi que l’Amérique d’Obama livre guerre en Asie, qui connut un sommet de réussite avec la mise à mort de Ben Laden, fait un recours aux drones.

De « Gatekeepers » à « Homeland ».

Arbitraires, les considérations qui suivent ? Peut-être bien. Dans une série israélienne, « Hatufilm », le scénariste Gidéon Raff relate le retour de deux soldats israéliens en Israël libérés après sept ans de détention. Il s’y interroge sur difficulté de réintégration dans la vie civile après un puissant traumatisme provoqué par la guerre.

Les Américains de HBO ont décidé d’adapter la série de Raff en associant le scénariste israélien à leur travail. Le résultat est largement connu, c’est « Homeland », La première saison a déjà été diffusée en Suisse. La décision de tourner une troisième est prise.

Carrie Mathinson ( Claire Danes ) et Saul Berenson (Mandy Patinkin, deux agents de la CIA, la première subordonnée du second

Carrie Mathinson ( Claire Danes ) et Saul Berenson (Mandy Patinkin, deux agents de la CIA, la première subordonnée du second

Il s’agit aussi de savoir comment des anciens prisonniers retenus en IRAK se réintègrent dans la société américaine. On verra le rôle fondamental joué par les dégâts commis par aveuglément par un drone dans la série, dégât qui a contribué au traumatisme causé sur des anciens combattants de retour au pays. « Homeland est ainsi en partie une réflexion sur cette nouvelle forme de bataille de pure technique, avec des drones qui eux sont aveugles quand ils obéissent à des ordres techniques.

Carrie et Saul, devant deux images d'anciens combattants : coupables ? non-coupables ?

Carrie et Saul, devant deux images d’anciens combattants : coupables ? Non coupables ?

L’audiovisuel contemporain, qu’il s’exprime dans « The gatekeepers », un document, que dans « HOMELAND », une série télévisée ou  encore dans « Zéro Dark Thirty », le film de Kathryn Bigelov, aborde de front la guerre moderne et exprime ou fait sentir les réserves qui s’imposent.

Séries et film d’auteur mal programmés par la RTS

Les séries étrangères programmées trop tardivement par la RTS sont souvent les meilleures : un avis personnel, certes, mais largement partagé. Une fiction helvético-argentine fortement soutenue par la RTS et récompensée par la SSR-SRG pour son succès artistique présentée à minuit sur RTS 1 : de quoi s’étonner !

L'équipe gagnante de  "L'heure du secret",  Elena Hazanov et Alain Monney. Une série romande bien meilleure que "Port d'attache" Il y aura une deuxième saison.

L’équipe gagnante de « L’heure du secret », Elena Hazanov et Alain Monney. Il y aura une deuxième saison. Une série romande bien meilleure que « Port d’attache ».

Une œuvre audiovisuelle contemporaine, c’est aussi bien un film court ou long, de fiction, de documentation ou d’expérimentation qu’une série télévisée, de fiction et de documentation. Les séries sont à prendre désormais en considération comme n’importe quel film. C’est dans ce domaine que l’audiovisuel contemporain apporte les plus belles surprises.

La RTS met bien en valeur ses productions propres !

La conception générale, depuis des années, de la programmation de la RTS est bonne, puisque le temps de diffusion le plus suivi (entre 19 et  environ 23h00, le  premier rideau au sens large), fait place à la majorité des productions de l’entreprise. L’information, la documentation, les magazines, le divertissement sont ainsi bien mis en valeur. Une série romande ambitieuse mais décevante comme « Port d’attache » a été présentée en premier rideau. On peut certes regretter l’invasion de RTS 2 par les sports. Mais deux domaines sont actuellement malmenés,  les séries haut de gamme, qui sont toutes étrangères ainsi que le cinéma d’auteur, suisse y compris.

Deux séries de séries

L’information moderne du multimédia traite souvent de questions même importantes en quelques centaines de signes  dans « 20 minutes »  ou nonante secondes dans un téléjournal. Faisons de même à  la hache en employant insuffisant, suffisant et bon pour caractériser les séries de deux séries de séries inédites présentées entre le 23 février et le 1 mars 2013. Les semaines précédentes comme les suivantes lui ressemblent

En premier rideau, cela donne « esprits criminels », suffisant ; « Revenge », suffisant ; « NCIS », suffisant ; « Hawaï 5-0», insuffisant.

Glenn Close, en avocate cheffe d'entreprise dans "Damages"

Glenn Close, en avocate cheffe d’entreprise dans « Damages »

En deuxième rideau et en nocturne, on trouve « Mad men », 4ème saison, lundis dès 23h00 – bien ; « Damages », 3ème saison, jeudis dès 23h00 ( sur RTS 2). – bien ; « Hung », jeudis, dès 23h30, bien ; « The hour », 2ème saison, vendredis dés 23h00, bien. Et comme ces séries sont présentées en duos, cela se termine après 00h30. Le « suffisant » aux meilleures heures, le « bien » tardivement !

Le personnel des débuts de l'entreprise de publicité de "Mad men" dans les années soixante

Le personnel des débuts de l’entreprise de publicité de « Mad men » dans les années soixante

Le clan des défenseurs de séries gagne du terrain régulièrement. C’est ainsi que  Sandrine Cohen ( TV 8 du 23.02.2013) déroule Le tapis rouge pour les séries. Sur le petit écran de « notre » télévision, les meilleures séries « bénéficient »  donc d’une diffusion tardive : le feu rouge est mis, mais pour la programmation !

Le populaire de qualité

Pendant le règne de Nicolas Bideau sur le cinéma suisse à la section du cinéma de Berne, belle place  fut faite à la notion de « film populaire de qualité ». On arrive à mesurer le populaire, avec le nombre d’entrées dans les salles ou l’audimate pour le petit écran. Mais là le nombre de téléspectateurs est plus révélateur que le pourcentage – un cinquante pourcent de PDM en Suisse romande quand huit cents mille personnes regardent le petit écran, c’est quatre cent mille.  Quand il y a dix mille spectateurs encore éveillés à une heure du matin, cela donne cinq mille. Mais c’est chaque fois cinquante pourcent de pdm !

Comment définir la qualité ?

Le box-office comme l’audimate mesurent assurément la quantité. Bien plus délicate est la mesure de qualité, qui pourtant n’est pas seulement une affaire de goût personnel. On s’est rendu compte, en Suisse, comme du reste ailleurs, qu’il fallait trouver des indices de qualité. Tant le Confédération que la SSR disposent maintenant d’un instrument de mesure qui commence à être fiable. Il s’agit de porter à l’actif d’un film sa participation fondée sur des sélections à des manifestations, ce qui vaut aussi bien pour des césars, des oscars ou des quartz du cinéma suisse lors d’une  présence dans des festivals reconnus d’une certaine importance, y compris sur la piazza grande le soir à Locarno.

Kevin Mottet Klein, "L'enfant d'en haut", met en vente le fruit de ses rapines

Kevin Mottet Klein, « L’enfant d’en haut », met en vente le fruit de ses rapines

Succès artistique SSR-SRG

C’est ainsi que la SSR-SRG a décidé de consacrer dès 2013 cinq cent mille francs par année à cette notion de succès artistique en créant quatre catégories, fictions, documentaires, courts métrages et courts films d’animation, séries exclues.

C’est ainsi que quatre long-métrages viennent d’être retenus, « L’enfant d’en haut » d’Ursula Meier (cent cinq mille francs ), « Giocci d’estate » de Rolando Colla, « Abrir puertas y ventanas » de Milagros Mumenthaler, ( chacun septante mille) et « L’intervallo » de Leonardo Di Constanzo ( trente-cine millle). Les montants ainsi obtenus  sont loin d’être négligeables. Ils participent à la poursuite d’une carrière de production et de réalisation.

La SSR et Milagros Mumenthaler

La RTS a co-produit le film tourné en Argentine par Milagros Mumenthaler, qui a obtenu à Locarno le Léopard d’or en 2011. Cette récompense a permis à ce film helvético-argentin de participer à de nombreux  festivals, mais aussi d’être distribué dans plusieurs pays, la France en particulier.

La SSR-SRG, avec son nouveau critère ci-dessus décrit confirme le succès artistique du film en lui accordant aussi une agréable récompense en bon argent. On admettra donc que la carrière du film et les réactions à son égard permettent de le classer parmi ceux qui ont indéniablement des qualités. Peut-être même que le film est populaire.

Aux oubliettes à minuit !

Certes, de ce film, il n’existe pas de version doublée en français  seulement une sous-titrée. On comprend qu’il eut été autant difficile que délicat de le présenter dans « Box office » un lundi soir peu avant vingt-et-une heures.

Mais le proposer le 12 février 2013 sur RTS 1 à minuit, c’est  aberrant et finalement méprisant pour tous ceux qui  défendent ce film. La programmation du cinéma d’auteur montre une fois de plus sa toute-puissance dévastatrice contre le cinéma d’auteur dont la qualité a ici été largement reconnue par d’autres collaborateurs de l’entreprise. On pourrait citer d’autres exemples.

Les trois soeurs du film de Milagros Mumenthaler : rencontre à minuit sur la RTS !

Les trois soeurs du film de Milagros Mumenthaler : rencontre à minuit sur la RTS !

Quelques mots sur le film

Trois jeunes femmes se retrouvent dans une pavillon de banlieue,  tristes, seules, à la mort de leur grand’mère qui s’occupaient de ces orphelines. Comment «ouvrir portes et fenêtres», (vague traduction du titre espagnol) d’une maison sur une vie normale, sur le travail, sur une formation, sur l’amour, quand on est plus ou moins enfermées dans une cuisine, un salon avec téléviseur, un jardin avec hamac ? Un film d’une belle sensibilité qui ne se donne pas facilement.

 

Huit heures de Chine

Cinq heures de radio, trois heures de télévision : une « Histoire vivante » à deux médias, en télévision racontée par Jean-Michel Carré qui ne fait appel qu’à des interlocuteurs chinois. Remarquable !

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La Chine ? Elle s’éveille puis s’affirme et aujourd’hui domine. Cette Chine, lors des événements de 68 fit même croire à un ami politicien qu’elle allait envahir physiquement le reste du monde ! Elle vient seulement d’occuper durant cinq heures « La première » du lundi 11 au vendredi 15 février 2013 en début de soirée et durant trois autres RTS 1 le dimanche 17. Mais qui donc parmi les auditeurs et téléspectateurs aura consacré autant d’heures à ce pays, entraîné par la convergence réussie de nos deux médias ?

Jean-Michel Carré, maoiste libertaire en 1968

Jean-Michel Carré, qui était maoiste libertaire en 1968

Pour ma part, ce furent deux heures en direct pour  « Le Chine s’affirme » puis « La Chine domine » sur le petit écran et un recours à internet pour la première heure de télévision. « La Chine s’éveille » et une pour l’entretien en  radio avec le réalisateur de la mini-série Jean-Michel Carré (Emission du vendredi 15 ). Mais trois heures de télévision sur le même sujet, un dimanche soir, c’est tout de même une aberration programmatique!

La Chine s'affirme

La Chine s’affirme

Maoïste libertaire

Très  difficile, bien sûr, de résumer ces quatre seules heures. Intéressant, par contre, de s’arrêter aux regards portés sur la Chine. Le réalisateur joue franc jeu à la radio. En 1968, il avait vingt ans, reconnaît avoir été maoïste sans appartenir à un groupe sectaire ou stalinien : il était maoïste libertaire ! Voilà qui est clair.

 

ai Wei Wei,dissident

ai Wei Wei,dissident

N’interroger que des Chinois

Il a fait un autre choix tout aussi clair : n’interroger que des chinois, de tous milieux, un paysan, un ouvrier, un professeur de statistique, un historien des religions, un philosophe, un spécialiste des relations sino-africaines, un dissident, etc. L’un d’eux est devenu maoïste après l’accès de Mao au pouvoir. Les témoignages contradictoires, d’une réelle honnêteté intellectuelle, permettent une approche passionnante pour mieux connaître la Chine précieux et redoutable partenaire écBionomique. Une admiration jamais aveugle aura coexisté avec des réserves lucides.

 

La Chine triomphe, ici avec une masse spectaculaire

La Chine triomphe, ici avec une masse spectaculaire

 

Lire entre les images

Le téléspectateur dispose même de la liberté de lire entre les images commentées par le réalisateur. Par exemple, quel sens donner à la mode vestimentaire, ces anciens cols « maos » des images anciennes souvent encore en noir -blanc et les parfois éclatantes cravates sur des chemises portées aujourd’hui par les cadres en Chine comme dans le monde entier. Ou tout à coup, des détails dont on se demande quel sens ils peuvent bien prendre. Frappent à plusieurs reprises des plans du passé, aussi en noir-blanc, avec foule où les porteurs de lunettes sont en très grand nombre. Les plans équivalents de ces dernières années, dans des foules encore, ne montrent que de rares porteurs de lunettes. Hasard, ou signe d’un réel progrès dans de la médecine de la vue?

la Chine au travail

la Chine au travail

La politique de l’enfant unique

Entre les années 1970 et 1980, le fécondité chinois a chuté, mais pas assez selon le gouvernement. Ainsi Deng Xioping mit en place la politique de l’enfant unique, un par famille, pour améliorer le niveau de vie de l’ensemble de la population. Il semble même que cette politique aurait été considérée encore plus efficace quand cet enfant est de sexe masculin. Strictement appliquée, cette politique risquait pourtant de conduire à une démographie insuffisante. Dès le début des années 2000, la naissance d’un second enfant est devenue possible moyennant le versement d’une sorte de taxe, cinq mille yuans qui correspondent à plusieurs mois de salaire moyen. Cela est donc un privilège réservé en milieu urbain à la nouvelle classe moyenne aisée. Dans les campagnes, la notion d’enfant unique aurait eu bien du mal à être appliquée. L’un des invités de Jean-Michel Carré fait remarquer que si on passait brusquement en un enfant par famille à deux, l’explosion démographique conduirait à une situation difficile dans deux ou trois décennies. Aujourd’hui, il semble pourtant que le manque de femmes commence à se faire sentir. Trouvé, de manière somme toute assez attendue, dans « Charlie Hebdo » ( 2 janvier 2013) un texte solidement documenté de Patrick Chenet, intitulé « Les Chinois achètent tout, même les femmes ». Impossible de résister au plaisir de reprendre un dessin de Honrof qui résume (probablement assez bien) une situation nouvelle.

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Après « Vol spécial » : « Le monde est comme çà »

« Vol spécial » est  film soutenu  par la RTS qui dénonce les renvois de sans-papiers dans leur pays d’origine. Mais après, que se passe-t-il ? Il était important que le réalisateur, Fernand Melgar,  donne des nouvelles de certains d’entre-eux dans un indispensable suivi, « Le monde est comme çà ». Les illustrations et légendes des portraits dessinés sont tirées du site http://www.volspecial.ch/fr/

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Ils s’appellent Wandifa qui se trouve en Gambie, Geordry au Cameroun, Ragip au Kosovo, Dia au Sénégal, Jeton et Slavica restés en Suisse. Il y a aussi Serge, mais il était trop dangereux de se rendre en RDC à Kinshaha, Julius blessé reexpédié au Nigaria mais sans nouvelle de lui ou  Pitchou, presque miraculé resté en Suisse, peut-être à cause du film qui venait d’être tourné à Frambois.

Frambois

Frambois

Une voix qui dit « je », celle du cinéaste probablement, prend acte de ces trois absences. « Le monde est comme çà » évoque donc huit parmi la trentaine de détenus dont les noms sont inscrits à la fin de « Vol spécial ». La même voix, au début du film, a rappelé ce qu’était « Vol spécial », un film produit par Climage, soutenu par la Confédération, la RTS, la SSR, Arte, la Fondation romande, et d’autres, qui fut salué avec respect au Festival de Locarno en 2011.

Prêt pour un vol spécial !

Prêt pour un vol spécial

Une  polémique injuste

Paulo Branco, président du jury de Locarno, provoqua une polémique qui du reste aida le film à trouver et son public  et une large diffusion internationale. L’accusation de fascisme était profondément injuste. Selon Branco, il aurait fallu dire que tous ceux qui avaient à s’occuper des détenus de Frambois, ces sans papiers en attente d’expulsion, étaient des salauds. Melgar a aussi donné la parole aux gardiens, aux responsables du centre, à des policiers chargés de prendre en compte les expulsés, qui font parfois avec indifférence, mais aussi sympathie, leur métier. La dureté de certaines règles, en partie issues d’une volonté démocratique, permet de brutaliser des demandeurs d’asile qui refusent de partir de leur plein gré. Melgar n’était, par choix, ni pour ni contre les gardiens, mais il n’eut point besoin de proclamer qu’il comprenait et défendait les sans-papiers, qu’ils soient expulsés de force en un vol spécial ou presque miraculeusement autorisés à rester en Suisse.

Fernand Melgar, qui fut durement attaqué par Paulo Branca, président du jury de Locarno en 2011

Fernand Melgar, qui fut durement attaqué par Paulo Branca, président du jury de Locarno en 2011

Passer rapidement d’une chose à l’autre

Sur le grand écran des salles du pays, face au films suisses,  le public s’intéresse beaucoup plus à l’information documentée qu’à la fiction . Un document qui soulève un problème, provoque l’émotion, dénonce, étonne, révolte, pendant son passage sur le petit écran. Et puis après ? L’oubli s’installe, car la télévision passe à autre chose, dénonce un autre scandale, fait naître une nouvelle émotion.

L’importance du suivi

 Musicien souvent en tournée, il perd son permis de séjour après 15 ans en Suisse. De retour à Dakar sans argent, il vit dans la honte et le non-dit, avec la souffrance d’être séparé de ses quatre enfants


Musicien souvent en tournée, il perd son permis de séjour après 15 ans en Suisse. De retour à Dakar sans argent, il vit dans la honte et le non-dit, avec la souffrance d’être séparé de ses quatre enfants

Et pourtant, le « suivi » devrait  parfois s’imposer. Que sont-ils donc devenus, deux ans plus tard, les expulsés du « Vol spécial » ? La réponse existe, pour certains, en partie. Fernand Melgar a su suivre cinq de ceux qu’il rencontra à Frambois. Il donne aussi de  brèves nouvelles de trois autres dont un resté en Suisse. Et ceux qui sont totalement absents ? Si tout allait bien pour eux après leur expulsion,  cela se saurait. Car pour ceux qui ont été retrouvés, cela ne va pas bien. Geordry, rendu à la rue, a été battu de quatre cents coups de bâton sous la plante de pieds, à ne plus d’abord pouvoir marcher. Ragip et Dia sont séparés de leurs familles restées en Suisse, rejetés par leurs proches confinés dans leur incompréhension. Parfois restés en Suisse durant des années, ils pouvaient venir en aide à leurs proches. Et même pour Jeton et Slavica restés en Suisse, l’angoisse subsiste.

 Ragip a travaillé plus de vingt ans en Suisse avant d’être expulsé au Kosovo. Sa femme et ses enfants ont réussi à se cacher pour éviter de subir le même sort...


Ragip a travaillé plus de vingt ans en Suisse avant d’être expulsé au Kosovo. Sa femme et ses enfants ont réussi à se cacher pour éviter de subir le même sort…

Pour ne pas perdre la mémoire

« Vol spécial »  était déjà une manière de suivre le problème de l’accueil en Suisse après « La forteresse ». La suite de « Vol spécial », ce document de cinquante minutes, « Le monde est comme çà », au titre évoquant l’impuissance,  sera certainement montré sur le petit écran. Les moyens modernes permettent d’accélérer le processus important du « suivi », sous la forme d’un DVD à deux galets audiovisuels et un document d’une trentaine de page. Et un site existe, http://www.volspecial.ch/fr/, qui offre commentaires et compléments d’information.

 Après 16 mois à Frambois, le retour en Gambie est très difficile : les deux ou trois cents francs que Wandifa envoyait régulièrement permettait à une quinzaine de personnes de se nourrir, de payer l'école et les soins médicaux...


Après 16 mois à Frambois, le retour en Gambie est très difficile : les deux ou trois cents francs que Wandifa envoyait régulièrement permettait à une quinzaine de personnes de se nourrir, de payer l’école et les soins médicaux…

 

Molle cohésion nationale

Les trois principales chaînes linguistiques du pays, qui forment la branche télévision de la SSR-SRG, ne brillent pas par l’intérêt qu’elles se portent les unes aux autres. Dans un texte intitulé « Quand la SSR joue avec sa concession », Nicolas Dufour ( «Le temps»,  29.01.2013 ) constate que la cohésion nationale est plutôt molle, certains experts affirmant que «Moins de 1% des thèmes régionaux traités concernent une autre région». Gilles Marchand, directeur de la RTS, reconnaît qu’ «il est certainement possible d’accorder encore plus de place à la réalité des autres régions ». Encore que le « encore » apparaisse  habilement pour minimiser l’importance du problème ! Voici un exemple de ce qu’il ne faut pas faire, présenter  un film à  la sauvette ou le contre exemple d’une réussite, une série documentaire consacrée à des «Médecins assistants

A la sauvette : Synesthésie – Erik Bernasconi : ce qu’il ne faut pas faire !

« Synesthésie », d’Erik Bernasconi, produit par Ville Hermann, largement soutenu pour la TSI, qui plus est en version doublée en français, chose rare pour un des rares films tessinois, a été présenté au soir du mardi 22 janvier 2013 sur RTS1 à 24h00, case-horaire qui sert à accueillir bon nombre de films suisses suspectés de ne retenir que l’attention de rares cinéphiles.

Quatre chapitres sans chronologie

Un accident, un type cloué dans une chaise – prologue / Epilogue, juste avant l’accident de 2006.  Entre les eux quatre chapitres : le premier est  consacré à l’épouse Françoise que se rend à Genève pour assister au procès qui suit l’accident d’Alan. Le deuxième dresse le portait d’Igor qui rencontre Michela, qui accompagnait Alan lors de l’accident. Dans le troisième, Alan et Igor évoquent certains souvenirs dans une vallée isolée où Igor meurt d’un infarctus. Le dernier chapitre est consacré à Michela privée de son amant par l’accident.

Mélanie Winiger (Michela) devait-elle jouer le rôle de locomotive par sa notoriété ?

Mélanie Winiger (Michela) devait-elle jouer le rôle de locomotive par sa notoriété ?

Chaque partie fait place à deux personnages au moins.  Pas de chronologie. Parfois les  mêmes événements sont vus de manières différentes, occasion aussi de passer d’un genre de cinéma à l’autre, de manière un peu confuse. Il s’agit d’un jeu sur le temps, sur la mémoire, dans un contexte d’amitié et d’amour. Ce film ambitieux et attachant est tout de même artificiellement compliqué, mais retient l’attention pour sa structure. Le spectateur est curieux de savoir comment le réalisateur se débrouille avec les complications qu’il s’impose et s’en tire plus ou moins bien. Passer du Tessin à Lucerne en se rendant à Genève permet de parcourir presque naturellement d’intéressants paysages suisses.

Alessio Bini (Alan) et Leonardo Nigro (Igor)

Alessio Bini (Alan) et Leonardo Nigro (Igor)

Un tel film risquerait de ne pas retenir l’attention des foules qui en général suivent les propositions de « Box office » en premier rideau le lundi soir. Le présenter à minuit dans la plus parfaite discrétion est somme toute assez révélateur d’une forme de « cohésion » nationale qui fait semblant d’exister n’importe comment. Mais c’est au moins permettre au film de profiter du « passage » antenne.

La programmation de la fiction à la RTS, des films de cinéma produits, co-produits et achetés, comme celle des séries télévisées, n’est pas la meilleure qui puisse exister. Mais ceci est une autre question qui se pose aussi dans la perspective de la cohésion à travers les programmes repris d’une région à l’autre.

 Le contre-exemple paradoxal d’une réussite

Admettons que la règle soit, en effet, le manque de curiosité d’une région pour les démarches créatrices culturelles y compris informatives des deux autres. Un miracle serait donc en train de se produire si le produit audiovisuel de l’une est  porté intelligemment à la connaissance de l’autre, piqué dans ce «  1% » cité ci-dessus dont on doit d’ailleurs se demander s’il reflète vraiment la réalité

Les médecins assistants

Du vendredi 18 janvier 2013 au 15 février 2013, à une excellente heure d’écoute, une série documentaire venue de « Zürich », « Les médecins assistants » est adaptée pour le public romand. On y suit la formation de futurs praticiens attachés à certains services de l’Hôpital régional d’Interlaken. On y assiste au travail à l’intérieur de l’établissement, aux rapports entre personnels soignants, à certains dialogues avec des patients. Le service de garde nocturne peut se dérouler à l’extérieur lors d’une grande kermesse ou conduire à suivre un jeune médecin dans une intervention en haute montagne, un cinquante pourcent de son emploi se déroulant au service de la Rega. Avec beaucoup de discrétion, peut-être même trop, le problème de la mort a été abordé. On ne peut réussir à soigner tout le monde.

Les problèmes de l’adaptation

Les problèmes de l’adaptation

Bien sûr, passer d’une langue dans l’autre est essentiel. La version originale fait alterner commentaires, réponses à des questions, discussions entre soignants ou entre ceux-ci et patients. Il y a presque autant de voix différentes à entendre que de visages à découvrir. Il est donc nécessaire, traduction faite, de disposer de plusieurs voix différentes, associées à ces visages différents. Ce peut être un exercice de haut vol. Cette diversité, pour l’oreille, est indispensable. On ne peut pas imaginer n’entendre qu’une seule voix. Toutefois, on y perd une information, la langue originale et, puisque on se trouve en Suisse, la « musicalité » parfois un peu rauque des dialectes. Faire entendre les voix d’origine est – ou plutôt serait – une bonne chose qui associerait à un visage, un corps, la couleur de la diction . On pourrait très bien alors renoncer à traduire les « bonjours » et autres « comment allez-vous ». Il existe bien sûr un autre moyen de faire comprendre de temps en temps un texte, celle du sous-titrage.

De 2012 à 2013

Résumé en quatre stations visitées fin 2012 (le 31) et début 2013 ( le 1), selon la méthode du pitonnage, qui consiste à se promener d’une chaîne à l’autre, avec la liberté de s’arrêter si un déclic se produit. Cela va des « Contes d’Hoffmann » sur « Mezzo » à Yves Montand sur « France 2″ en  passant par le portrait d’une génération de chanteuses et chanteurs français, des années 45 à 65, amoureux du texte et de la simplicité sur « ARTE ».Rien que du bonheur de téléspectateur, malheureusement pas prêt à recevoir l’humour du corps de garde de « RTS1″ durant quelques minutes juste avant les douze coups !

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Sur « Mezzo »

Quel beau sens du devoir, que de se demander comment, pour accompagner des solitaires parfois involontaires, procède « la » télévision entre le 31 à 23h00 et le 1 à 02h00 ? On peut donc commencer ce pitonnage par la sécurité : que se passe-t-il, musicalement, sur INTERMEZZO, cette chaîne de France qui reprend des programme musicaux glanés un peu partout ? Par exemple « Les contes d’Hoffmann » de Jacques Offenbach dans une version du Metropolitan Opera House de New-York, sous la direction de James Levine dans une mise en scène de Bartlett Sher qui a raison, en effet de se référer à Fellini, du moins en partie, pour le côté diabolique. Accroché par la sensibilité des entretiens au service d’un brillant spectacle.

Anna Netrebko et Joseph Calleja

Anna Netrebko et Joseph Calleja

Sur « RTS1″

Devoir toujours : passage sur RTS 1, avec dame Marie-Thérèse que guère je ne porte dans mon cœur!  Il est question d’un certain Dreysinger, politicien partisan de la Délation. Correction faite : il suffit de remplacer les deux « D » par deux « F » : aïe ! Un cri, « Mais bon Dieu » remplacé aussi tôt par un « Nom d’une pipe » qui heureusement « se passe à genou » : re-aïe !! Un panneau avec le nom de la gare de  « Gland » apparaît porté par un homme nu :  Re-re-aïe!!! Il est temps de passer ailleurs. Madame vient de hurler de « un » à « douze.

Sur « ARTE »

Ce sera sur ARTE : Il est minuit deux, et en effet « Paris s’éveille » des cabarets modestes de Rive Gauche en Olympia sur Droite.  Jean Rochefort, Henri Gougaud compositeur et d’autres servent au présent de guides devant un fond noir parsemé de points ronds colorés. Et revoici les Aznavour, Barbara, Brassens, Brel, Ferret, Ferré, Gréco, Les Frères Jacques, et tant d’autres qui ont  poussé parfois trois chansons sur de petites scènes confidentielles pour dix francs et parfois pour rien.

Les frères Jacques

Les frères Jacques

Un lien presque entre tous : la simplicité, du costume, de l’attitude, du décor. Il n’était alors que le sens des mots qui voulaient dire l’émotion, la douceur, la colère, le rejet de l’injustice, l’amour, l’amitié, dans ce temps où la musique était au service du texte. Puis vinrent saluer les « copains », les mignonnes jeunes filles pour lesquels Gainsbourg écrivit de si jolies paroles.  Le texte disparut pour quelques années, effacé par le commerce bruyant et le spectacle des claudettes. Il fallut attendre les années nonante pour que ces poètes refassent surface. Et qu’ils y restent.

Sur « France 2″

Encore un moment d’heureux pitonnage, sur « France2 2″, le premier de l’an vers 22h00, un remarquable document, « Ivo Livi, dit Yves Montand » d’un remarquable documentariste, Patrick Rotman, commentaire dit d’une voix chaude et amicale par Denis Podalydés. Rotman résume en moins de deux heures un livre érit à deux, avec Hervé Hamon, « Tu vois, je n’ai pas oublié ».  C’est l’histoire, presque, d’un enfant du siècle, compagnon proche du communisme, par son père et son frère, mais n’ayant pas supporté d’apprendre ce que fut le stalinisme,  positions prises, peut-être plus dans certains films ( « Z », « La guerre est finie »,  que par les mots des chants, contre les dictatures de droite ( Grèce) comme de gauche (Tchécoslovaquie – affaire London). Il n’est pas évident d’oser avouer s’être trompé ! Il faut un réel courage pour le faire.

Montand, ce sont aussi des années consacrées aux mots mis en musique, qu’ils en appellent à la justice ou honorent les poètes ( « la très chère était – nue – Baudelaire), mais qui répondent en un dialogue souvent subtil aux témoignages ou aux informations du commentaire. Le grand acteur n’est certes pas oublié, mais il est plus facile de s’attarder sur une chanson que sur un film.

Un couple durant plus de trente ans, Simone Signoret et Yves Montand

Un couple durant plus de trente ans, Simone Signoret et Yves Montand

Il s’agissait là de la rediffusion d’un document présenté en novembre 2011, vingt ans après la mort de Montand. Ce fut pour moi une première porteuse de véritable bonheur Le générique de fin salue la participation de la RTS. Il faut donc signaler que le site de la RTS accorde une belle place à Yves Montand, avec d’anciennes archives de grand intérêt. ( Taper sur GOOGLE : « Yves Montand – archives rts » !!)

Secret bancaire et Rousseau : hors routine

La rigidité des grilles de programmes dans l’audiovisuel est si grande que certaines dérogations surprennent. La RTS vient, dans la même semaine, de consacrer trois heures à Rousseau (RTS Deux, mercredi 12 décembre, de 22h00 à 01h00) et au secret bancaire (RTS Un, jeudi de 20h15 à 23 :59).

Il est intéressant de s’interroger sur les efforts de promotion engagés par les responsables des programmes pour mettre en valeur des soirées thématiques qui sortent donc de la routine. Parmi ces moyens, l’auto-promotion joue un rôle assez important. C’est ainsi que la présence exceptionnelle de «La puce à l’oreille», information culturelle du genre pudding, en premier rideau à 20h15 sur RTS Deux (le 13) aura été assurément mieux annoncée que le renvoi d’une excellente série de fiction médicale, «Nurse Jackie» à une heure du matin ( nuit du 12 au 13)!

Nurse Jackie ( Edie Falco, en bleu) entourée de l’équipe de l’impertinente série nocturne.

Nurse Jackie (Edie Falco, en bleu) entourée de l’équipe de l’impertinente série nocturne.

La soirée consacrée au secret bancaire, composée d’un « Temps présent », d’un débat sans pugilat conduit par Romaine Jean dans le décor somptueux du Bellevue à Berne et de la reprise de «Cleveland contre Wall-Street» de J.S.Bron, a bénéficié de plusieurs annonces aux heures de grande écoute. Par contre, les trois heures consacrées à Rousseau ont fait l’objet d’une grande discrétion.

Personne ne peut voir tout ce qui se passe sur les deux canaux de la RTS chaque jour. Mais force est de constater que la promotion du hors routine qui touche l’information ( secret bancaire) semble bien avoir été  nettement mieux faite sur le petit écran que celle qui concerne Rousseau avec ses approches cinématographiques et «Nurse Jackie». Ce n’est évidemment pas une surprise puisque c’est presque une règle générale!

C’est la faute à Rousseau

Pourtant, je m’en veux un peu d’avoir été inattentif, tout au long de l’année, aux nombreuses propositions autour de Rousseau et de ne me « réveiller » qu’en fin de saison. Sur internet, avec l’appui de Google, on rencontre de nombreuses informations en écrivant « C’est la faute à Rousseau ». Carte blanche a été donnée à une cinquantaine de cinéastes pour très librement actualiser la pensée de Rousseau. La série a été initié par le cinéaste Pierre Maillard et le Département cinéma/cinéma du réel de la HEAD de Genève, porté par Rita production. Dix de ces films ont fait l’objet d’une projection en nocturne entre minuit et une heure dans la nuit du 12 au 13 décembre.

Je n’ai ainsi pas raté ce qui était probablement une seconde diffusion, mais en me trouvant dans la position d’un spectateur qui ne sait rien d’autre que le titre de la série. A la fin de chaque document, un texte apparaît, dont les quelques minutes viennent d’être l’illustration. Ce choix signifie donc assez clairement que le spectateur pouvait se poser la question de l’origine du texte illustrant l’œuvre de Rousseau ou de la pensée sous-jacente. La série était plutôt destinée à un public de connaisseurs plutôt que de novices. C’était là un parti pris compréhensible. La « complicité » avec les films eut été différente si la citation avait été mise au début ou si le visiteur avait une connaissance préalable du l’esprit de la série.

Mais il n’en reste pas moins qu’une diffusion entre minuit et une heure du matin n’est guère favorable à une expérience audiovisuelle intéressante.

Hier, Henri Guillemin fut orateur de magnifiques séries autour de ses passions littéraires, dont Rouseau bien entendu. On peut le retrouver parmi les « archives » de la RTS. Aujourd’hui, il serait diffusé à 23h30 sur RTS Deux. Hier, il avait presque droit au premier rideau ! Pour autant que ma mémoire point ne me trahisse!!

Hier, Henri Guillemin fut orateur de magnifiques séries autour de ses passions littéraires, dont Rouseau bien entendu. On peut le retrouver parmi les « archives » de la RTS. Aujourd’hui, il serait diffusé à 23h30 sur RTS Deux. Hier, il avait presque droit au premier rideau ! Pour autant que ma mémoire point ne me trahisse!!

Joël Dicker en « Infrarouge », en « Puce » et en « Twin Peaks »

« La puce à l’oreille » ( rts – jeudis soirs vers 23h00) est une des rares émissions consacrées à une information sur la vie culturelle romande artistique. Elle a été confiée à une firme extérieure à la TSR, quoique proche d’elle, constat fait que personne à la télévision n’était apte à maîtriser cette information culturelle. Après des débuts hésitants, l’émission a trouvé son rythme d’itinérante en Suisse romande. Mais passer d’un établissement public à aux espaces d’une exposition ne prend que petite place dans ce qui doit aussi être un spectacle.

Le principe de « La puce à l’oreille »

Le principe même de l’émission, dont on ne sait pas si la présentatrice, Iris Jimenez, considérée comme « productrice éditoriale », porte seule l’entière responsabilité, n’est pas des plus heureux. En principe, il est demandé aux invités, souvent un trio,  souvent de créatifs, de s’en aller voir ailleurs ce qui se passe en Suisse romande. Chaque invité a quelque chose à dire de son art mais il doit aussi se plier à parler d’un autre qui n’est pas forcément  sa tasse de thé. D’où d’étranges moments où l’on ne sait d’un livre, d’un film ou d’une exposition que les réserves de qui est chargé d’en parler.

Un plateau intéressant

Intéressant plateau, le 29 novembre 2012, avec Rachel Kolly d’Alba, Suissesse flamboyante plus encore avec son violon que sa chevelure, Michel Ocelot l’exquis et génial père de Kirikou forcément sensible à la beauté de papiers découpés du Pays-d’en-Haut et Joël Dicker, auteur heureux de « La vérité sur l’affaire Harry Dicker », un récit beaucoup plus séduisant par sa construction que son écriture.

La couverture de « Lire »

La couverture de « Lire »

En savoir plus sur Joël Dicker

L’auteur genevois était déjà présent à « Infrarouge » (13 novembre consacré en priorité à un succès donné comme vaguement « coquin » « Fifty Shades of Greys ». Il n’y fut qu’une sorte d’alibi dans son nouveau rôle d’auteur à succès.

En prenant son envol pour s’inscrire dans l’actualité brûlante avec un succès donné comme mondial (tout le monde le dit ; admettons qu’en effet il se produise aussi au Japon ou en Russie), Esther Mamarbachi a pourtant misé sur le mauvais cheval parmi les courses automnales. Il semble bien qu’en Suisse romande et même en France les ventes, intéressantes mesures d’un succès, de  « Harry Quebert » soient supérieures à celle de « Fifty Shades ». La proximité voudrait qu’un phénomène littéraire régional et probablement même francophone soit aussi un fait de société.

La couverture du livre

La couverture du livre

« La Vérité sur l’Affaire Harry Québert »

Le succès de l’imposant roman de six cents pages de Dicker est en lui-même un fait de société. Il mériterait de provoquer une approche, qui n’eut pas lieu ni en « Infrarouge », ni en « Puce à l’oreille ». Faudra-t-il attendre « Mise au point » ou même « TTC » pour comprendre le succès d’« Harry  Quebert », puisqu’il n’y a plus depuis longtemps d’émission littéraire, mais pas seulement à la RTS.

Vers l’Amérique dite profonde !

Vers l’Amérique dite profonde !

Le lecteur peut en effet être séduit plus par la construction du roman de Dicker que par son style qu’il est difficile de porter aux nues. Mais on ne peut qu’admirer cette construction qui passe aisément de 1975 à 2008 et  met en scène deux écrivains à succès, le premier ayant formé le second qui continue de l’admirer. Cette aussi une plongée dans l’Amérique profonde de la cote Atlantique avec enquête de loin pas seulement policière sur la mort mystérieuse d’une jeune lycéenne d’une quinzaine d’années. Grand est aussi le soin apporté à la présence des personnages secondaires.

Une  grande saga littéraire !

La dame à la buche dans « Twin Peaks » pourrait aussi rencontrer «Harry Quebert»

La dame à la buche dans « Twin Peaks » pourrait aussi rencontrer «Harry Quebert»

Serait-on dans l’air du temps, qui, sur le petit écran, fait actuellement la part belle à l’équivalent en séries télévisées des grandes sagas littéraires, à permettre à certains d’affirmer que Dostoievski ou Tolstoï, et bien d’autres seraient aujourd’hui les responsables littéraires de séries comme « Les soprano », « Mad men », « Downton Abbey », « Borgen »? On y retrouve l’étalement du temps de la lecture non plus d’un trait mais savouré par doses régulières, invitant à une sorte de longue complicité avec les personnages et provoquant une intense curiosité à propos des événements.

Nola Kellergan et Laura Palmer

Laura Palmer, dans « Twin Peaks »

Et puis, on peut pousser plus loin encore le questionnement à propos du livre de Dicker, dont les ressemblances avec « Twin peaks » sont nombreuses, l’Amérique de la province, l’enquête enfin délivrée du pur esprit policier pour s’en aller chercher à percer les comportements dans le foisonnement des événements. Et puis, cette Nola Kellergan à la fois fragile, maltraitée et finalement perverse et amoureuse, dont on n’arrive pas à savoir qui est le coupable de sa mort à force de s’engager sur des fausses pistes aussi plausibles les unes que les autres, a bien des ressemblances avec Laura Palmer. Et cela même si Joël Dicker ignore l’existence du « Twin peaks » de David Lynch.

Le clinquant de l’actu contre la dignité de l’info

« Amour et cravache : pourquoi çà marche ? » : voilà un habile titre titillant pour un « Infrarouge » (RTS, 13.11.2012),  consacré à un roman porno doux destiné aux ménagères de moins de cinquante ans,  la cible préférée de TF 1 à laquelle trop souvent se met à ressembler la RTS.

Dans son édition du 18.11.2012, Télétop-Matin s’est en une page interrogé d’un “Infrarouge” : racoleur ? “. Bien sûr que non, répond Esther Mamarbachi, qui est probablement assez télévisuellement grande pour choisir ses sujets, à condition, bien sûr, que la part de marché reste bonne. La semaine suivante, la même publication offre cinq interventions, trois plutôt contre, un pour et un “ni-ni”. Voilà une “polémiquette” bien dans le ton d’ “Infrarouge”.

Incontournable, Mix&Remix, avec son humour décalé, pour illustrer « Infrarouge » !

Incontournable, Mix&Remix, avec son humour décalé, pour illustrer « Infrarouge » !

Une incursion dans le passé s’impose, en rappelant aux bons souvenirs de quelques-uns le très ancien “Table ouverte” dominical. Ce fut souvent une émission où l’on y parlait de ce dont beaucoup de gens ensuite parleraient. “Infrarouge” choisit comme sujets de parler de ceux dont tout le monde parle déjà. La différence est de taille. Elle permet de relever la différence entre une télévision de service public généraliste (“Table ouverte”) et une télévision généraliste de tendance commerciale versant tendance pugilat.

La présence de Joël Dicker

Son roman “La vérité sur l’affaire Harry Québert” qui récolte prix importants et surtout milliers d’acheteurs qui deviennent assurément lecteurs valut ainsi à Joël Dicker une invitation à manier la cravache, ce que point il ne fit se demandant un peu ce qu’il faisait dans cette coquine assemblée d’esprits rieurs. Enfin, sa présence était due à une vertu appréciée à “infrarouge”, la notoriété même naissante.

Il est pourtant intéressant de noter que le “Fifty shades of Grey” aura fait parler de son contenu seulement, personne parmi ceux vus, entendus ou lus n’ayant fait la moindre allusion à l’écriture, comme si le style pouvait intéressant les amateurs de pugilat. Le style d’écriture, qui tout de même compte dans l’art du roman, a parfois été mis en valeur ou contesté à propos du livre de Dicker. S’intéresser à la forme et pas seulement au fond est certes démarche de minoritaire !

Et pour une fois, “La puce à l’oreille” ( jeudi 29.11.2012) qui invite Dicker aura une belle occasion de compenser le manque de curiosité littéraire de la télévision, mais c’est  une entreprise de l’extérieur qui doit s’en charger puisque la RTS n’a pas su trouver parmi ses collaborateurs des personnes aptes à défendre sur le petit écran un éventail culturel mieux accueilli sur les ondes.

Jo!el Dicker

Joël Dicker

Le manifeste des 313

En avril 1971, elles furent 343 “salopes” à signer un manifeste rédigé par Simone de Beauvoir qui reconnuren avoir avorté, ce que la loi interdisait. Quatre ans plus tard, la ministre de la santé faisait adopter une loi dépénalisant l’avortement. Le manifeste des 343 avait été efficace.

Isabelle Demongeot, 46 ans, une des « 313″. Son violeur vient d’être condamné à sept ans de réclusion !

Isabelle Demongeot, 46 ans, une des « 313″. Son violeur vient d’être condamné à sept ans de réclusion !

Elles sont 313, en novembre 2012, à déclarer “avoir été violées”. Ce manifeste aura-il le même poids que l’ancien. Il s’inscrit dans un contexte délicat : en France, une femme est violée toutes les huit minutes. Dans le 80 pourcent des cas, la violée l’est par un proche. Et sur dix violeurs, un seul finit par être condamné par la justice. Impossible ici d’expliquer le contenu du dossier ouvert dans le NOUVEL OBSERVATEUR du 22 au 28 novembre, dont la lecture demande bien trente minutes. “Viol, elles se manifestent”, sur France 2 ( dimanche 25 novembre de 22h25 à 23h35) est la forme télévisée du ddossier du NO, lequel collabore au document audiovisuel de l’entreprise CAPA. Et déjà France 5 ( mardi 20 novembre 2012, de 20h40 à 21h30) avait abordé le même problème parfois avec les mêmes témoins, dans “Viol double peine”.

Clémentine Autain, qui pris d’importantes responsabilités dans l’appel des « 313″, dans le décor plutôt détérioré du document d’Andréa Rawlins-Gaston et Stéphane Carrel pour Capa

Clémentine Autain, qui pris d’importantes responsabilités dans l’appel des « 313″, dans le décor plutôt détérioré du document d’Andréa Rawlins-Gaston et Stéphane Carrel pour Capa

Des différents témoignages, d’une intense dignité, surgit l’évidence du silence des victimes qui se prolonge parfois durant de longues années. S’ils parviennent à aider les victimes à briser ce silence, à trouver autour d’elle une réelle écoute, alors ils auront atteint un but essentiel, permettre de se reconquérir dans un climat qui finit par les étouffer d’une culpabilité dont elles ne sont pas responsables.

Et alors qu’en France on aborde ce problème du viol dans une émission nommée “Infrarouge”,  “Infrarouge” suisse s’amuse avec la cravache !

Avertissement

Ce blog propose des regards subjectifs émanant de contributeurs membres d'une SRT. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.

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