| Nouvelle forme de spectacle: La bohême en banlieue |
| < 2 octobre 2009 > |
|
(Avertissement: la version «papier» est ici complétée par six images légendées trouvées sur le site d’ARTE et une septième suspendue dans le ciel. L’illustration et le texte sont indépendants. Des compléments à l’écrit suivront prochainement – fyly)
|
|
Quand quatre cent mille personnes assistent ensemble durant près de trois heures à un même spectacle en Suisse, c’est un événement exceptionnel!
|
|
|
|
Rodolfo, le poète amoureux (Saimir Pirgu).
|
|
La retransmission technique réussie, la musique de Puccini bien présente, orchestre et chanteurs dans une parfaite unité, une mise en scène intéressante conduisant à quelques réserves: le bilan de «La Bohême en banlieue» (mardi 30 septembre 2009 – TSR1) est positif.
|
|

|
|
Marcello, le peintre dans sa mansarde (Robin Adams).
|
|
Pour une fois, une émission de télévision réveille l’intérêt des médias. La presse écrite propose enfin des réflexions sur cette soirée. La télévision accepte de réfléchir sur elle-même en dépassant l’auto-satisfaction. Il aura fallu Zendali à «Tard pour Bar» et sa co-productrice bien trop discrète pour accomplir ce petit miracle où le point de vue annoncé des «puristes» fut nuancé (jeudi 2 octobre).
|
|

|
|
Rodolfo et Marcello entourent Mussetta ( Eva Liebau) en salon lavoir ripoliné helvétiquement.
|
|
De quelle autre forme de spectacle se rapproche le plus cette expérience de «La Bohême en banlieue» qui mérite d’être renouvelée? Du cinéma avec sa liberté dans l’espace, la qualité du son, le jeu des acteurs et leurs mouvements. Il faudrait plus de temps et d’argent pour transformer un direct de trois heures même longuement répété en un film. Le récente soirée ressemble à un reportage presque parfait sur un match de football avec acteurs mis en scène pour le petit écran en non d’un opéra saisi dans une salle ou d’une reconstitution cinématographique.
|
|

|
|
Elle s’appelle Mimi (Maya Boog).
|
|
Trois cents personnes ont été mobilisées durant quelques jours pour que la mise en scène de ce direct fonctionne. L’improvisation est impossible quand il y a de nombreuses caméras, plus encore de micros, des kilomètres de câble, de l’éclairage artificiel et… un autobus qui sert de linceul à Mimi. Un peu plus d’un million de francs ont été injectés par ARTE et la SSR dans cette opération qui sous ce seul angle ne peut être qu’exceptionnelle. Le coût par spectateur en Suisse au soir du direct tourne autour des trois francs. C’est moins que la contribution demandée pour un Milan-Zürich en ligue des champions !
|
|

|
|
Mimi et Rodolfo, habillés XIXe, devant un HLM bernois fin XXe assez éloigné du temps
de “La Bohême”, une audace parmi d’autres dans la mise en scène.
|
|
Une histoire chantée enfin comprise grâce sous-titres, des moments d’émotion, la beauté d’une musique, la perfection du chant, l’insertion dans des décors réels, des temps morts qui correspondent aux entr’actes, des micros émetteurs trop visibles, un peu d’inégalité dans la lumière ?
|
|
Freddy Landry
|
|
Ce texte a paru sur les sites www.lexpress.ch et www.limpartial.ch
dans la rubrique http://blog.lexpress.ch/retines et http://blog.limpartial.ch/retines
|
| Texte à suivre ... |
|

|
|
Non, ce n’est pas l’affiche de “District” 9″, l’étrange film de science-fiction
de Neill Blomkamp, tourné à Johannesbourg, produit par Peter Jackson du “Seigneur des anneaux” .
|
|

|
|
Non, c e n’est pas l’affiche de “La Bohème en banlieue”,
une coproduction ARTE/SSR-SRG Idée suisse.
|
|
En haut
|