Ces pages proposent des regards subjectifs. C’est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de la RTSR mais bien celui de son auteur.
Intense plaisir, au soir du 31 décembre, à revoir «La ruée vers l’or» et «le Kid», avec un large choix proposé, durant la période des fêtes, d’œuvres de Chaplin, tant sur la TSR/RTS que sur Arte.
Les temps modernes - 1936
Différentes longueurs
Mais tout de même, vers 23h00, une sorte d’obligation «morale» à respecter, suivre sur TSR1 l’émission originale largement annoncée comme pas triste, «La revue de Marie-Hélène Porchet». Cela vient à peine de commencer que l’arrière-arrière grand’mère d’une adolescente qui avait treize ans il y a trente deux ans annonce que celle-ci ne se souvient de rien. C’est en effet ce que souhaite depuis longtemps la mineure qui fit détournée par Polanski. Ce désir légitime de silence est une fois de plus pris en défaut. Ce soir-là, pas de sketch sur les avocats genevois qui occupent le terrain sur le petit écran romand, seulement des sujets qui intéressent toute la suisse romande. Et l’on tombe assez rapidement sur des sketches qui traînent en longueur, tout ce qui tourne autour de la santé, le changement de caisse et l’OFAS, ou les exploits de Merz/Calmy-Rey/Khadafi. Il y a d’autres longueurs, le dos dénudé du trois porteuses de burka qui va du cou au bas des fesses.
A la recherche d’un pou !
On aime ou on n’aime pas Gorgoni dans son rôle vedette, cela ne change en rien le spectacle. L’équipe Tv fait assez bien son travail. Elle doit pourtant montrer la mise en scène préparée par Pierre Naftule, l’un des auteurs de la revue. Le dérapage s’installe: il faut prendre le pouls de l’opinion. On gratte longuement un cuir chevelu pour un trouver un pou! Un curé qui porte tendrement un charmant petit garçon devient un «Père» turbé. Les mots prennent le dessus: il est inutile qu’un mort change de caisse. Les frères de Michael Jackson sont tous blanchis.
Les lumières de la ville - 1931
Ecrire pour le petit écran
Ecrire un texte pour la radio de «La soupe est pleine», pour la scène d’un cabaret quand le public consomme ou celle d’un théâtre n’est pas forcément la même chose. Quand le mot glisse d’une raclette vers la riclette aboutissant à une rectoscopie qui devient trouduculscopie, on écoute, sidéré. On est alors installé dans un de ces «bêtisiers» si prisés qui se répètent d’année en année. Ne pas installer dans l’émission les douze coups de minuit faute de pouvoir viser juste alors qu’il s’agit de direct différé est assez original. Les rires et autres applaudissements du public ressemblent dans leur timidité initiale les uns aux autres comme si un travail avait été effectué sur le son. Pour une émission qui devait être festive, chapeau bas, tenu très bas sous la ceinture.
Le dictateur - 1940
Et vive le cinéma!
Ce n’est pas gentil, de commencer l’année par exprimer une réelle colère provoquée par une vive déception. Et ce d’autant plus qu’il était possible, durant deux ponts allongés et agréables, de se promener sur le petit écran de quoi y trouver son plaisir tout en se distrayant avec de véritables spectacles. Chacun suit alors son chemin. Le mien, cette fois, permit de s’engager dans le passé du cinéma, avec des retours sur «Les temps modernes», «Le dictateur», «La ruée vers l’Or», «Le kid», «Les feux de la rampe» et d’autres incursions hors Chaplin, «Dansons sous la pluie» de Kelly/Donen avec un des plus beaux travallings de l’histoire du cinéma… sur la jambe de Cyd Charisse avant que naisse le mouvement, sur la fantaisie du «Magicien d’Oz» de Victor Fleming et la présence d’Humphrey Bogart dans «Le faucon maltais», avec alternance suisse romande/Arte.
Le dictateur - 1945 (arrivée en Europe)
Le saut d’une année à l’autre, le début de la nouvelle apportèrent ainsi plaisirs et détente de haut niveau…